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"Collections en chantier"

Parallèlement aux différents chantiers muséaux en cours à Mons, l’équipe du Pôle muséal chargée de la conservation mène son propre « chantier des collections muséales montoises ». Si un travail de fond visant à préserver et à diffuser ces collections a toujours animé cette équipe, c’est d’autant plus vrai aujourd’hui dans l’optique de préparer celles-ci à leur mise en exposition dans les futurs musées et à leur déménagement en 2015 dans les nouvelles réserves situées dans l’Artothèque. Ce « chantier des collections » constitue dès lors un de principaux objectifs d’ici à l’ouverture des ces différents sites. Il s’est mis en place il y a maintenant plus d’un an, avec la volonté de numériser en haute définition certains objets des différentes collections et avec l’ambition d’avoir des fiches d’inventaire majoritairement complétées.

Pour ce qui est de la numérisation, il a fallu effectuer une première sélection parmi des collections les plus éclectiques. En effet, un choix s’imposait dans la diversité des objets et bien que tous intéressants, la priorité a dû être donnée à ceux qui se démarquent par leur rareté, leur valeur patrimoniale, tout en veillant à ce que chaque collection (Antiquité, période gallo-romaine, Guerres 14/18, 40/45, beaux-arts, numismatique, céramique, etc.) soit bien représentée. Ce sont en tout plus de 1000 objets qui ont été choisis afin d’être numérisés.

C’est l’Atelier de l’Imagier, artisans bruxellois spécialisés dans la haute définition numérique du patrimoine, qui a été mandaté pour ce travail spécifique. De toutes époques et médiums confondus, les peintures, sculptures, artefacts de la Préhistoire, documents, photographies et bien d’autres sont ainsi passés sous le scanner très haute définition des « imagiers ». Nous détenons aujourd’hui grâce à leur travail des clichés de grande qualité qui peuvent être exploités à des fins éducatives, à l’occasion de publications mais également dans notre travail d’inventorisation des collections. L’Atelier de l’Imagier avait installé un petit studio dans les réserves permettant de cette façon la capture des objets sélectionnés sans avoir à déplacer ceux-ci en dehors de leur lieu de conservation. Dans leur démarche se dessine un des grands enjeux de la conservation des collections muséales : épargner tant que possible le déplacement des objets. C’est d’autant plus important lorsque l’état de conservation ou la préciosité de ceux-ci impose le moins de mouvement possible, évitant ainsi tout risque de détérioration.

Bien entendu, les objets numérisés par l’Atelier de l’Imagier s’ajoutent au reste des collections qui sont photographiées et inventoriées par l’équipe du Pôle muséal active dans les réserves. Certes, la qualité des photographies n’atteint pas celle des « imagiers » mais elles sont toutefois de bonne qualité et permettent de documenter l’objet. Si ce travail avance de façon quotidienne, il n’en reste pas moins infini du fait de l’enrichissement permanent des collections, des restaurations des objets dont il faut documenter visuellement l’état, etc.

D’ici le déménagement des collections, nos équipes ambitionnent d’avoir inventorié et photographié la majeure partie des œuvres et objets afin de pouvoir proposer au public un service de consultation en ligne des collections. Celles-ci seront en effet accessibles, d’une part à l’Artothèque ou de chez vous via le portail du patrimoine montois (FLORA) ou sur la base de données commune du réseau AICIM (Accès Informatisé aux Collections des Institutions Muséales) dont les musées communaux montois sont membres, aux côtés d’une soixantaine d’autres musées wallons et bruxellois.

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