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Mons Bruges*3

La Ville de Mons et le centre culturel de Bruges ont organisé pour la 3eme année consécutive, une exposition d’art contemporain regroupant dix jeunes artistes prometteurs âgés de – 35 ans émanant des 2 principales parties linguistiques de la Belgique.

La Ville de Mons et le centre culturel de Bruges ont organisé pour la 3eme année consécutive, une exposition d’art contemporain regroupant dix jeunes artistes prometteurs âgés de – 35 ans émanant des 2 principales parties linguistiques de la Belgique.
Pour la partie francophone les 5 artistes retenus:Karine Marenne, Amandine Farsy, Barbara Dits, Céline Depré et Samuel Coisne.
Pour la partie néerlandophone : Sven Overheul, Yoko Tack, Marie-Laure Delaby, Jonas Marga, Sofie Van Der Linden.

Les œuvres de ces jeunes talents ont investi l'espace architectural de la grande Halle des Anciens Abattoirs (y) cherchant le dialogue, la confrontation tout en nous interpellant par le questionnement qu'elles suscitent.

- Samuel Coisne
A la recherche d’une simplicité, d’une légèreté, d’une poésie, -parfois absurde-, un avion en papier qui surplombe les montagnes, un puzzle monochrome ou encore du papier toilette en dentelle, voilà l’univers de Samuel Coisne. Il joue et aime se servir des codes déjà existants pour les détourner. Fasciné aussi bien par la nature que par la ville, c’est toujours pour lui une source d’inspiration. Récemment, il a donné naissance à des arbres en papier. La boucle est bouclée. Ou encore des villes de glace. Car tout ce qui nous entoure est éphémère. Une vi(ll)e vouée à disparaître. Multidisciplinaire, il jongle entre les mediums selon ses humeurs ou ses idées : sculpture/ objet, installation, dessin ou peinture, pour lui, tout cela est un jeu auquel il n’a pas encore fini de jouer.
Samuel Coisne (19..) vit et travaille à Bruxelles.

- Amandine Farsy
Amandine Farsy tente de perturber et de reconsidérer nos limites, provoquant des occasions de se déconnecter du monde pour se focaliser sur soi-même. Elle propose une collection d'objets insolites en tissus, montables et démontables, ludiques et parfois démesurés, qui amènent le spectateur à expérimenter son univers pour qu'il se l'approprie. Le nuage rouge est un abri et/ou un fardeau que l’on tire toujours derrière soi. Nuage domestiqué rempli des énergies négatives, cet abri se voit déplacé à travers la ville rendant son utilisateur visible. Moyen de ne pas se perdre et d’être protégé, il est comme le point rouge qui indique notre position sur une carte.
Amandine Farsy (19..) vit et travaille à Bruxelles

- Céline Depré
Je me cache sous ta peau.
Tu frottes, tu gommes, tu arraches ta mémoire.
En vain: je suis indélébile.
La trace de ton souvenir s'attache à tout jamais.
Malgré tes efforts, je ne peux disparaître.
Je suis la tache honteuse dont l'image floue se transfère."
Céline Depré (19..) vit et travaille à Ciply

- Karine Marenne
L'univers vidéo et photographique de Karine Marenne titille et pétille sur la langue tel un bonbon acidulé, avec un petit goût d'ironie bien distillé. Elle trace les contours d'une pensée libertaire, parfois libertine, affranchie des entraves conformistes d'un modèle bien-pensant. Des années 60 aux années 90, elle emprunte au registre du kitsch, pointant avec dérision nos problématiques contemporaines. Son oeuvre draine subtilement ses questionnements, tant sur l'individu, son inscription sociétale que sur les rapports de force contemporains d'identités en mal de définition. Karine Marenne use de toute la force symbolique des archétypes pour mieux les détourner, les triturant avec humour et féminité, les enrobant d'un glaçage chatoyant et bigarré, pour toujours mieux révéler les failles du cliché, les fêlures du système et la place que l'art se doit de tenir dans cet environnement.
Karine Marenne (19..) vit et travaille à Bruxelles

- Barbara Dits
« Mise en boîte »
Les intérieurs des discothèques, là où la fête bat son plein, sont réfléchis, invitent au dépaysement et donc à sortir du quotidien de la semaine.
Mais qu’en est-il des extérieurs ?
Quand on roule sur les chaussées qui mènent à Tournai, en venant principalement de France et de Flandres, on rencontre de vieilles usines désaffectées qui se veulent les plus brutes possibles, des fois discrètes qui livrent un effet d’abandon. Des bâtiments blinquant, fraîchement repeint, qui donnent l’impression d’avoir fermé leurs portes quelques minutes avant de les dépasser. On croise aussi de vieilles boîtes de nuit, pour vieux comme on dit, sur le déclin. Et même des maisons d’habitation reconverties.
Dans presque tous les cas, elles sont barricadées derrière des grillages voir des barbelés. Des caméras sont installées pour la sécurité des fêtards. Ces espaces deviennent cloisonnés, surveillés, étiquetés voir carcéraux, parce qu’il est dangereux de nos jours de faire la fête…
Barbara Dits (1980) vit et travaille à Leuze en Hainaut.

 

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