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Corps commun

L’exposition associe deux temporalités: d’une part, l’action de collectifs qui ont marqué la vie artistique montoise en 1968 ; d’autre part, l’intervention d’artistes issus de la scène graffiti actuelle.

Pourquoi et comment des artistes associent-ils leurs énergies ? Quelles nécessités esthétiques, personnelles, sociales, politiques motivent leur entente ?

Quels sont les rapports qui se tissent au sein d’un groupe, entre ce groupe et l’environnement qui l’entoure ? Que disent ces complicités sur l’état de notre monde ?

Autant de questions amenées par l’exposition Corps commun. Ce projet est construit sur le dialogue entre deux temporalités, deux territoires, deux modalités d’association différentes : d’une part, l’action de collectifs qui ont marqué la vie artistique montoise dans la foulée de l’année 1968 ; d’autre part, l’intervention d’artistes issus de la scène graffiti travaillant en réseau sur les villes contemporaines.

Trois collectifs historiques constituent le point de départ de l’exposition. Le premier, Cuesmes 68 (1968-77), regroupe une dizaine de peintres dont Edmond Dubrunfaut. Ces artistes s’investissent dans la conception d’un art monumental, civique, héroïque. Leur œuvre initiale, une fresque de 450m2 réalisée dans le réfectoire d’une école technique de Cuesmes, reprend vie dans l’exposition sous la forme d’un film. Les acteurs de Carré d’Art (1969-71), second collectif présenté, investissent quant à eux le terrain du théâtre, de l’écriture et de l’action urbaine pour libérer les entraves pesant sur la création autant que sur les vies. Le dernier collectif mis à l’honneur est Maka, associant, entre 1971 et 1976, l’énergie débordante de six peintres et d’un sculpteur. S’en dégage une esthétique rageuse, déchirée, orgiaque, basée sur une expression figurative exacerbée.

Le volet historique est complété par le travail collectif de quatre artistes urbains actuels : Akim (Allemagne), Jeroen Jongeleen/ Influenza (Pays-Bas), Obêtre (Belgique) et Mathieu Tremblin (France). À travers les actions ponctuelles et les échanges internationaux, ces quatre artistes s’engagent dans un travail interrogeant explicitement l’action commune. Durant un mois avant le début de l’exposition, ils ont été en résidence à Mons. Une résidence lors de laquelle des visites de la ville, des rencontres avec des artistes et des collectifs d’habitants mais aussi des exercices de peinture à plusieurs mains… ont été réalisés. Autant d’éléments qui viennent enrichir le versant actuel de l’exposition.

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